top of page

« On a déjà travaillé sur le sujet… mais impossible de retrouver ce qui a été fait ! »

  • 26 janv.
  • 2 min de lecture

Phrase entendue dans une R&D multi-sites, et loin d’être un cas isolé.
Phrase entendue dans une R&D multi-sites, et loin d’être un cas isolé.

La R&D sans mémoire : un angle mort stratégique encore sous-estimé


Dans de nombreuses organisations R&D, le problème n’est pas là où on le cherche.


Ce n’est ni un manque de compétences,

ni un déficit de production intellectuelle,

ni un problème d’engagement des équipes.


Le problème est plus structurel. Et surtout plus discret.


Un capital de connaissances qui s’accumule… sans jamais se consolider

Au fil des années, les organisations produisent une quantité considérable de savoir :

  • notes internes,

  • livrables de projets,

  • retours d’expérience,

  • comptes rendus techniques,

  • études exploratoires.


Mais ce savoir est fragmenté :

  • entre équipes,

  • entre outils,

  • entre projets,

  • entre sites géographiques.


À chaque nouveau projet, le même scénario se répète :

on repart de zéro, faute de visibilité sur l’existant.


La perte de savoir est progressive, silencieuse, rarement mesurée.

Mais elle est bien réelle.


Les conséquences opérationnelles

Sur le terrain, les effets sont concrets :


  1. Des redondances techniques coûteuses.

  2. Des décisions prises sans tenir compte des acquis passés.

  3. Une R&D qui avance, mais sans continuité ni capitalisation réelle.

Autrement dit : beaucoup d’efforts, peu de mémoire exploitable.


Le diagnostic : le problème n’était pas le contenu


Les équipes possédaient déjà une partie des réponses.

Le véritable problème était l’absence de lien entre le savoir interne et l’état de l’art externe.

Les connaissances internes n’étaient jamais mises en perspective avec :

  • les brevets existants,

  • les publications scientifiques,

  • l’état de l’art mondial.


Sans ce lien, il est impossible de distinguer :

  • ce qui est réellement différenciant,

  • ce qui est déjà connu,

  • ce qui mérite d’être approfondi ou abandonné.


La solution : reconnecter mémoire interne et intelligence externe

La réponse ne consiste pas à produire davantage de documents, mais à structurer et relier l’existant.


Concrètement

  • Construire un état de l’art unifié.

  • Indexer et structurer les documents internes.

  • Les relier automatiquement aux brevets et publications scientifiques.

  • Donner aux équipes une lecture continue entre ce que l’organisation sait déjà et ce que le monde sait aujourd’hui.


Les résultats observés

  • Les bénéfices sont immédiats et mesurables :

  • Une vision consolidée et exploitable du capital de connaissances.

  • Moins de redondances entre projets et entre équipes.

  • Des décisions R&D prises sur une base complète, et non partielle.

  • Une organisation qui apprend réellement de ses propres travaux.


La leçon à retenir

  1. Un état de l’art n’est pas seulement un exercice de veille externe.

  2. C’est un outil de mémoire stratégique.

  3. Sans mémoire, la R&D est condamnée à réapprendre indéfiniment ce qu’elle sait déjà.

Commentaires


Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.
bottom of page