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Le cloud passe à l’eau ! Des datacenters flottants bas carbone.

  • 30 janv.
  • 2 min de lecture

DENV-R industrialise un datacenter flottant refroidi par l’eau du fleuve.

Une approche “hardware” pour un cloud souverain plus sobre, taillé pour l’IA et le HPC.


Le cloud flottant : une innovation d’infrastructure qui vise l’industrialisation

L’essor du cloud, du calcul intensif (HPC) et surtout de l’IA met sous tension une contrainte de plus en plus visible : l’énergie. Au-delà des processeurs et des algorithmes, la performance d’un datacenter dépend d’un facteur très physique… le refroidissement.

C’est précisément sur ce point que la startup nantaise DENV-R propose une approche originale : un datacenter sur l’eau, installé sur une barge, et refroidi grâce à un système passif utilisant l’eau fluviale.


Une idée simple : réduire le “coût énergétique” du refroidissement

Dans un datacenter, une part significative de la consommation électrique est liée au refroidissement. DENV-R s’appuie sur une architecture brevetée qui exploite l’environnement aquatique comme dissipateur thermique, limitant le recours à des systèmes de climatisation traditionnels.

L’intérêt est double :

  • améliorer l’efficacité énergétique (et donc l’empreinte carbone) ;

  • proposer une infrastructure déployable en milieu urbain (fleuves, ports), au plus près des usages.


Du démonstrateur à la phase d’industrialisation

Après un démonstrateur validé en 2023 sur la Loire, DENV-R annonce entrer dans une phase d’industrialisation : lancement commercial et préparation d’un réseau de micro-datacenters flottants en France puis à l’international.

Le projet s’inscrit dans une dynamique de cloud souverain bas carbone, et bénéficie de soutiens (dont un prêt à taux zéro de TotalEnergies) ainsi que d’un environnement favorable porté par l’écosystème local et des dispositifs publics (dont France 2030).


Pourquoi c’est intéressant pour l’IA et le calcul intensif

Les besoins en puissance de calcul explosent — et pas seulement dans les grands datacenters hyperscale. De plus en plus d’organisations cherchent des solutions proches des zones d’usage, capables de servir des workloads IA/HPC sans dépendre uniquement d’infrastructures situées loin des centres urbains.

L’approche “datacenter flottant” ouvre une piste : une infrastructure modulaire, potentiellement plus rapide à déployer qu’un bâtiment classique, et qui traite le refroidissement comme un avantage architectural.


Les questions clés pour passer à l’échelle

Comme toute innovation d’infrastructure, la réussite dépendra autant de la techno que de l’exécution :

  • cadre réglementaire (urbanisme, environnement, sécurité) ;

  • opérations / maintenance sur un support flottant ;

  • résilience (crues, conditions météo, sécurité physique) ;

  • acceptabilité locale.


En résumé

Le datacenter flottant n’est pas un gadget : c’est une innovation “hardware” qui répond à un enjeu concret — réduire l’énergie nécessaire pour faire tourner le cloud — dans un contexte où l’IA rend ce sujet critique. Si l’industrialisation se confirme, ce type d’architecture pourrait devenir une brique intéressante du cloud bas carbone, notamment pour des usages urbains et territoriaux.


Source principale : TotalEnergies

 
 
 

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