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Communications quantiques, la preuve par l’espace.

  • 30 janv.
  • 2 min de lecture

Thales Alenia Space et SpeQtral lancent une nouvelle phase d’expérimentation pour des communications quantiques satellite-sol. Objectif : tester en conditions réelles la transmission

de photons intriqués et préparer les réseaux sécurisés de demain.


Communications quantiques par satellite : un démonstrateur clé pour le futur des réseaux sécurisés

Les communications quantiques ne sont plus seulement un sujet de laboratoire. Avec un nouvel accord entre Thales Alenia Space (TAS) et la startup SpeQtral, une nouvelle phase d’expérimentation vise à démontrer, dès 2026, des échanges quantiques entre un nanosatellite et une station au sol


Pourquoi “satellite + quantique” devient stratégique

L’un des défis majeurs du quantique appliqué aux télécoms est la distance. Sur Terre, les signaux quantiques se dégradent rapidement, ce qui rend la mise à l’échelle difficile sans relais. L’espace offre une voie complémentaire : un satellite peut servir de pont pour distribuer des états quantiques sur de longues distances, et potentiellement interconnecter des réseaux quantiques terrestres éloignés. 


Le cœur technologique : photons intriqués + station sol instrumentée

Le pilote annoncé combine :

  • des satellites quantiques (mini-satellites) capables d’émettre des paires de photons intriqués,

  • une station sol optique quantique conçue par TAS, intégrant des capteurs pour mesurer l’impact des conditions locales (atmosphère, météo) sur la qualité du signal.

Pendant les essais, SpeQtral assurera l’opération du satellite (dont les paramètres de pointage et les mesures horodatées), tandis que Thales Alenia Space opérera la station au sol et collectera des mesures synchronisées pour analyser précisément les performances du lien quantique. 


Les résultats attendus : la “preuve terrain” du quantique

L’objectif n’est pas une démonstration théorique, mais une validation en conditions réelles :

  • mesurer les taux d’erreur et les variations liées à l’environnement,

  • tester la robustesse opérationnelle (pointage, stabilité, intermittence météo),

  • éprouver les protocoles nécessaires pour des réseaux interopérables à grande distance.

Si ces tests confirment la performance du lien, ils renforceront la crédibilité des architectures hybrides (espace + terrestre) et contribueront à des initiatives de réseaux sécurisés européens, notamment autour d’EuroQCI


Acteurs : un tandem “industrie système” + “deeptech orbitale”

  • Thales Alenia Space apporte l’expertise en systèmes satellitaires et terminaux optiques, et pilote la station sol.

  • SpeQtral, issue de l’écosystème académique singapourien, opère les satellites quantiques en développement et apporte la brique “satellite quantique”.


Ce que GraphMyTech retient

Ce type d’annonce est important car il coche trois cases “innovation technologique” :

  1. un démonstrateur (pas juste un concept),

  2. une mesure de performance en conditions réelles,

  3. une trajectoire claire vers des cas d’usage souverains (infrastructures de confiance).

La suite à suivre : la qualité des résultats expérimentaux, la capacité d’industrialisation, et la manière dont l’Europe structurera ses briques (sol + orbite) dans un cadre type EuroQCI.


Source principale : Communiqué de presse Thales Alenia Space : “Communications quantiques par satellite : SpeQtral et Thales Alenia Space lancent une nouvelle phase d’expérimentation” (3 juillet 2025)

 
 
 

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